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Prison pour pension : un père empêché, pas récalcitrant

Publié le Par الجمعية المغربية للدفاع عن حقوق الأب والأبناءCas accompagnés

Un cas parmi des milliers : un père passe ses journées entre tribunaux et commissariats pour voir son fils, perd son travail et ses revenus, puis se retrouve poursuivi pour la pension. Pourquoi il faut distinguer l'empêché du récalcitrant.

Parmi les nouvelles victimes de la problématique de l'emprisonnement pour non-paiement de pension : un père, membre de l'association, qui, au lieu de se consacrer à son travail pour vivre dignement et subvenir aux besoins de son fils, s'est retrouvé pris dans une spirale d'allers-retours, matin et soir, entre tribunaux et commissariats pour obtenir de voir son fils et le protéger — au point de devoir abandonner son activité et sa source de revenus.

S'y ajoutent le stress intense, l'effondrement nerveux et la dépression qui rendent un père incapable de travailler et de gagner sa vie, conséquence de la perte de ses enfants, de son impuissance à les protéger ou à signaler tout préjudice qu'ils subissent en tant que tuteur légal, de la lenteur et de la complexité des procédures, et des manœuvres d'incitation et de dénigrement du père devant les enfants et la société.

Empêché… pas récalcitrant

Tout cela fait de lui un père empêché, et non récalcitrant, quant au paiement de la pension. Et il ne s'agit que d'un cas parmi des milliers. C'est pourquoi l'association demande que la loi et la justice distinguent le père qui refuse délibérément de payer de celui que les procédures et la privation ont privé de sa capacité à gagner sa vie, et que l'on traite les causes de cette incapacité (privation du lien, longueur des procédures) au lieu de se limiter à la répression.

Sources et références