Des mois avant la création officielle de l'association, un père a filmé un jour de visite pour lequel il avait fait le déplacement depuis une autre ville : un jugement rendu en sa faveur, et pourtant la porte est restée close devant l'huissier et la police.
Des mois avant la création officielle de l'Association Marocaine de Défense des Droits du Père et des Enfants, la page « Sos Papa Maroc » accompagnait déjà des pères privés du lien avec leurs enfants. Parmi ces témoignages, une vidéo publiée le 19 février 2023 documente un jour de visite pour lequel un père avait fait le déplacement depuis une autre ville, pour trouver porte close, malgré la présence d'un huissier de justice et de policiers.
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Un jugement rendu… et resté lettre morte
Le paradoxe de ce dossier est que la justice avait déjà tranché : un jugement d'un mois de prison avec sursis et 10 000 dirhams de dommages-intérêts avait été prononcé contre l'ex-épouse pour ses manœuvres répétées visant à contourner la décision organisant la visite. Et pourtant, selon la vidéo, l'obstruction s'est poursuivie ce jour-là même : la porte n'a été ouverte ni au père, ni à l'huissier accompagné des forces de l'ordre.
Ce dossier, documenté des mois avant la création officielle de l'association, résume exactement la raison de son existence aujourd'hui : un jugement seul ne suffit pas quand aucun mécanisme efficace n'assure son exécution — c'est précisément ce que demande le mémorandum de l'association en réclamant une notification et une exécution uniques de la décision de visite, plutôt que de rejouer le même combat à chaque rendez-vous.