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Quatre ans sans une seule fête avec mon fils : témoignage d'un père

Publié le Par الجمعية المغربية للدفاع عن حقوق الأب والأبناءCas accompagnés

Combien d'années un enfant doit-il être privé de son père pour que cela soit considéré comme un crime contre l'humain ? Témoignage d'un père membre de l'association qui n'a passé aucune fête avec son fils depuis quatre ans.

Témoignage d'un père membre du bureau de l'association, publié à la veille de l'Aïd al-Adha 2025.

« Je n'ai pas passé une seule fête avec mon fils depuis quatre ans. Quatre ans de privation totale : ne pas le voir, ne pas exercer le plus élémentaire des droits qui unissent un père et son fils.

Combien d'années un enfant doit-il être privé de son père pour que cela soit considéré comme un crime contre l'humain ? Quatre ans ne suffisent-ils pas pour tirer la sonnette d'alarme ? Un enfant peut-il supporter cette absence forcée sans en être profondément blessé ? Où est "l'intérêt supérieur de l'enfant" quand on le prive de son père ? Ou bien ce principe n'est-il invoqué que pour justifier l'exclusion et l'effacement ?

Ce qui se passe n'est pas un différend familial passager : c'est une tragédie humaine dont le père paie le prix, et l'enfant plus encore. Rien ne justifie ce silence. »

Un an plus tôt, à l'Aïd al-Adha 2024

« Comment un père fête-t-il l'Aïd quand il est privé de ses enfants ? Comment le fêter quand on est épuisé psychologiquement, moralement et financièrement par la privation et par des procédures qui s'éternisent depuis près de 40 mois ? Et dans quel état sont les enfants, sans leur père le jour de la fête ? Aïd 2021, 2022, 2023, 2024 : je n'ai fêté aucun avec mon fils… Tu paies la pension et tu ne fêtes pas avec eux ? Tu ne les vois même pas ? Tu ne connais même pas le nom de l'école où ton fils est inscrit — n'es-tu pas son tuteur légal ? Son argent est licite, mais le voir serait illicite ? »

Ce témoignage est l'un des milliers de cas que reçoit l'association. Le lien familial n'est pas un luxe : c'est un droit de l'enfant avant d'être un droit du père.

Sources et références